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23èmes
Rencontres A.F.A.Verre -Posters (17 - 19 octobre 2008)
LES GOBELETS
MEROVINGIENS MOULES DU VIIe SIECLE - Hubert CABART
Au VIIe siècle de notre ère,
dans le nord de la Gaule, les verres deviennent rares dans
les sépultures.
Une des dernières formes reconnues est le verre apode
Feyeux 57. Le moulage est utilisé pour sa fabrication
et pour obtenir des décors variés : côtes
verticales ou hélicoïdales, arcades, gaufrages.
Des motifs cruciformes placés sur les fonds font penser
aux symboles chrétiens des coupelles du siècle
précédent. Plusieurs de ces vases portent une
sorte d’inscription accompagnée de gaufrage et
de motifs cruciformes.
Le poster recense les motifs moulés et s’attarde
sur les vases à inscription dont tous les exemplaires,
de provenance connue, ont été mis au jour en
Champagne.
MOULES
POUR BOUTEILLES CARREES, TROUVES DANS LE CAMP DES LEGIONNAIRES
ROMAINS DE BONN - Anna-Barbara FOLLMANN-SCHULZ
Un certain nombre de fours rectangulaires
et de fragments de creusets attestent le façonnage
du verre et éventuellement la production de verre brut.
Les fours ont travaillé pendant la seconde moitié
du Ier siècle de notre ère alors que les creusets
datent du IIIe siècle (type Niederbieber 104). À
peu de distance d’un des fours rectangulaires, on a
mis au jour un grand nombre de plaques calcaires taillées
dont la plupart sont brisées. Au premier coup d’œil,
on reconnaît trois fonds de moules avec motifs géométriques
et deux plaques lisses de parois. Beaucoup de fragments sont
munis de perforations horizontales qui étaient peut-être
nécessaires pour fixer entre eux les éléments
des moules.
MOTS-CLÉS
POUR LE VERRE SOUFFLÉ-MOULÉ. REGARDS SUR LES
COLLECTIONS DE BRUXELLES, DU VAL ET D’AILLEURS - Chantal
FONTAINE et Janette LEFRANCQ
L’objectif de cette contribution est
d’expliciter le sens de quelques mots-clés qui
représentent autant de facettes ou de pistes pour appréhender
le vaste domaine du verre soufflé à l’aide
d’un moule. Le contenu des notices, toujours succinct,
relève tantôt de l’histoire, tantôt
de l’esthétique, de la technique ou encore de
la typologie. Mais au-delà des mots, c’est une
invitation à explorer cette particularité verrière
qu’est le verre soufflé-moulé, discipline
moins marginale qu’il n’y paraît à
première vue, et savoir-faire qui s’est perpétué
au fil des siècles, depuis près de 2000 ans.
Dans la mesure du possible, les illustrations ont été
sélectionnées à partir des collections
belges, en privilégiant les exemplaires d’exception.
Présentée par ordre alphabétique, cette
liste, certes non exhaustive, s’attache aux termes suivants
: barillet frontinien, côtes pincées en X, décors,
défauts dans le verre (traces du moule), Ennion, frèsé,
jambes soufflées-moulées, marques souflées-moulées,
mezza stampaura (mezza forma), moules, sentences-souhaits-exhortations,
signatures soufflées-moulées, soufflé-moulé
à la canne, soufflé-moulé à la
pression.
DEUX NOUVELLES
ATTESTATIONS DE VERRES ANTIQUES SOUFFLES DANS UN MOULE, EN
TUNISIE - Danièle FOY
Peu de découvertes témoignent
de la technique du verre soufflé en Tunisie, à
l’époque romaine. De plus, les rares pièces
publiées (bouteilles à long col présentant
deux visages et gobelets cylindriques à décor
de larmes, croissants, peltes, pourpres étoiles…)
sont souvent de provenance incertaine.
Nous présentons deux pièces :
- Un gobelet anciennement découvert dans le cimetière
d’El Gorjani à Tunis et publié comme une
pièce islamique (avec croquis sommaire). De forme ovoïde,
ce gobelet à décor géométrique,
utilisant des épis de blés stylisés,
s’inscrit dans une série d’objets, dont
l’origine est discutée. Ces gobelets ovoïdes
dont la hauteur est divisée par des doubles lignes
horizontales peuvent porter une inscription ou un décor
naturaliste qui s’inscrit dans les bandeaux ainsi délimités.
Les motifs et l’organisation du décor du gobelet
d’El Gorjani sont plus originaux. La composition de
cercles cantonnés dans des triangles composés
d’épis stylisés ne tient nullement compte
de la division en registre. Elle n’a pas de parallèle
dans les gobelets, mais trouve des comparaisons dans l’ornementation
d’une coupe conservée au British Museum.
- Un flacon en forme de datte qui présente l’intérêt
de provenir d’une tombe de la nécropole de Pupput
- Hamamet, datée, grâce à l’abondant
mobilier associé, de la seconde moitié du IIe
siècle.
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(913 Ko)
FIOLES
BICEPHALES DE LA FIN DE L’ANTIQUITE EN NARBONNAISE -
Danièle FOY
Très peu de verres soufflés
dans un moule sont attestés dans le sud de la Gaule
à la fin de l’Antiquité. Une seule forme
se répète sept fois. Il s’agit d’une
petite fiole soufflée dans un moule et présentant
deux visages joufflus encadrés d’une chevelure
bouclée sur trois rangs. Elles proviennent de contextes
d’habitat et funéraire. Certaines ont été
trouvées anciennement et ne bénéficient
pas de contextes de datation (3 pièces ). Les quatre
autres sont en revanche dans des contextes du Ve siècle
(découverte funéraire de Marseille ; deux découvertes
de Narbonne ; découverte récente du théâtre
d’Arles)
Cette petite synthèse sur ces flacons permet de :
- confirmer la datation tardive de ces objets (Ve siècle).
Les trouvailles en Italie et en Espagne sont pareillement
datées ;
- noter qu’ils sont soufflés dans un verre olivâtre
probablement originaire d’Égypte (groupe 1 des
travaux des archéomètres français ou
groupe HIMT) ;
- s’interroger sur l’origine géographique
de ces objets et sur leur fonction.
Ces fioles d’aspect très particulier et de capacité
réduite semblent assez bien diffusées en Occident,
mais les attestations sont concentrées sur le littoral
méditerranéen. Elles ont été très
vraisemblablement importées pour leur contenu (produit
comestible, huile parfumée ? ingrédient pharmaceutique
?) ou peut-être ramenées lors de voyages, à
titre de souvenir.
De rares pièces portent une marque. La bouteille découverte
à Karanis possède sous le fond une croix monogrammatique.
La marque sur la pièce récemment exhumée
à Arles est difficile à lire. Il pourrait s’agir
d’un omega. Ces marques « chrétiennes »
pourraient-elles donner un sens au contenu ou au contenant
? (conditionnement d’un produit utilisé au sein
de l’Église, bouteille destinée à
contenir de l’huile ou de l’eau bénite
et ramenée par des pèlerins ?) .
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(816 Ko)
VASES EN
VERRE SOUFFLES-MOULES DE LA MOITIE OUEST DE LA GAULE (DE LA
MANCHE AUX PYRENEES) : CORPUS DE FORMES ET THEMES DECORATIFS
- Magalie GUERIT, Anna MOIRIN et Laure SIMON
Notre contribution se présente comme
une première approche de ce qu’ont pu être
les récipients soufflés-moulés les plus
en vogue durant la période gallo-romaine, sur un vaste
territoire situé aux confins occidentaux de l’Empire.
Une attention plus particulière sera apportée
aux corpus des Ier et IVe siècles, de même qu’à
l'évolution de l'utilisation de cette technique.
LA FONCTION
DES BOUTEILLES ANSEES EN VERRE : ICONOGRAPHIE ET TOMBES PRIVILEGIEES
- Claire MASSART
RÉCENTES
DÉCOUVERTES DE VERRES ANTIQUES SOUFFLÉS DANS
UN MOULE, EN ARIÈGE (NÉCROPOLE DE GABRIÉLAT
À PAMIERS) - Marie-Thérèse MARTY
Le projet d’implantation d’une
Z.A.C. de 100 hectares au nord de la ville de Pamiers (09)
dans la plaine de l’Ariège, au lieu-dit Gabriélat,
a donné lieu à une évaluation archéologique
du site par l’INRAP (resp. d’opération
: Patrick Barbier) en 2004 et 2005. Deux zones d’occupation
antique, distantes d’une soixantaine de mètres,
ont été mises au jour, Gabriélat 1 (zone
de vie) et Gabriélat 2 (zone funéraire).
Parmi les 13 sépultures à incinération
du Haut-Empire qui ont pu être fouillées, trois
sépultures ont livré du verre et, en particulier,
la sépulture 1 qui a fourni notamment trois verres
remarquables soufflés dans un moule :
- un gobelet ovoïde décoré d’une
frise d’épis de blés dressés verticalement
;
- un gobelet ovoïde, archéologiquement complet
et par conséquent d’un grand apport typologique,
décoré d’un motif de cordons obliques
croisés et verticaux entre lesquels sont répartis,
dans la partie médiane de la panse, des cercles concentriques
;
- un petit flacon atypique à la panse probablement
octogonale, ornée de feuille cordiforme et à
base circulaire décorée d’un anneau et
point central.
D’origine orientale, ces vases diffusés en Gaule,
vers le milieu et la fin du Ier siècle ap. J.-C., sont
rares et tout à fait exceptionnels car encore connus
à très peu d’exemplaires. De plus, leur
découverte dans une zone rurale, la vallée de
l’Ariège, où les traces d’occupation
antique, notamment dans le secteur de Pamiers, sont jusqu’à
présent peu nombreuses, est riche d’enseignement
pour la diffusion de la culture matérielle et des pratiques
funéraires du Haut-Empire. Dans la sépulture
1 de Gabriélat, ces verres ont servi d’offrandes
secondaires déposées dans le comblement supérieur
d’une fosse quadrangulaire d’environ 95 cm de
côté, détruite à l’est par
le premier coup de godet lors de l’ouverture du sondage.
Ce comblement a livré un important mobilier en verre
(au minimum 15 vases en verre soufflés à la
volée et soufflés dans un moule), 20 récipients
entiers de petite taille en céramique (sigillées,
parois fines ibériques et céramiques communes),
ainsi que quelques petits objets en bronze. L’assemblage
de vases en céramique d’origines diverses et
parfois lointaines, témoigne de contacts avec l’extérieur
et d’un choix de vase de qualité qui va de pair
avec l’origine et la rareté des verres déposés
aussi dans cette tombe dont la richesse contraste fortement
avec les dépôts rencontrés dans les autres
sépultures. La datation proposée pour cette
tombe, d’après la présence de sigillée
Drag. 36 du service F (Vernhet 1976) qui n’apparaît
que dans les années 90 ap. J.-C. et la forme Drag.
22a qui n’est plus produite après la fin du Ier
s., correspondrait à la dernière décennie
du Ier siècle ap. J.-C. ou au début du IIe siècle.
FLACONS
EN FORME DE GRAPPE DE RAISIN DECOUVERTS A POITIERS, DANS LA
NECROPOLE GALLO-ROMAINE DES DUNES - Dominique SIMON-HIERNARD
SOME NOTES
ON THE TECHNIQUE OF MOULDING FOR ROMAN GLASSBLOWING. SOME
EXPERIMENTS WITH MAKING AND USING ROMAN MOULD RECONSTRUCTIONS
- François VAN DEN DRIES
During the Furnace Project 2005-2006 some
experiments were made to learn more about Roman mould blown
glass vessels. This article describes the experiments with
reconstructed ceramic moulds, what they may have looked like,
how they may have functioned and how the resulting vessels
may have been produced. It began with a mould for a Hercules’
club beaker and later several moulds for other vessel types
were made and used in the experiments.
The results were beyond expectations. It also became clear
that the vessels show more features of the mould then expected.
Much was learned about their working as, when and how decorated,
coating to prevent sticking, preheating, life-time and finishing
(rims and handles).
There is some indication that moulds were made by specialized
artisans, but this can not be proven at the moment. Moulds
for whatever vessel could be made whenever desired.
The Hercules’ club beaker, found through the whole Roman
Empire, was taken for further study to try to make a typology.
However so many varieties emerged that making a detailed one
was abandoned in favor of a basic typology.
ÉTUDE
ARCHEOMETRIQUE DES COUPELLES MEROVINGIENNES A DECOR CHRETIEN
DECOUVERTES EN BELGIQUE - Olivier VRIELYNCK, Line VAN WERSCH
et Fr. MATHIS
Les coupelles mérovingiennes en verre
soufflé dans un moule se caractérisent par un
décor chrétien dont le motif principal est un
chrisme. Ces récipients, découverts principalement
en Belgique et en France, sont datés de la fin du Ve
et du début du VIe siècle. Dans le cadre d’une
étude initiée par Danièle Foy et Hubert
Cabart, le corpus de ces objets a été établi
pour la Belgique. Ces coupes ont ensuite été
rassemblées afin d’étudier les matières
premières et les techniques utilisées par les
artisans verriers qui les fabriquaient.
Dans cette optique, en prime d’un examen visuel, des
analyses de composition élémentaire ont été
réalisées au cyclotron de l’Institut de
Physique nucléaire, atomique et de Spectroscopie (IPNAS)
de l’ULg. La méthode PIXE (particule induced
X-ray emission) a été utilisée. Basée
sur la détection des rayons X émis par un échantillon
soumis à un faisceau d’ions, elle présente
de grands avantages pour l’analyse des verres :
- Elle donne accès de façon quantitative à
la composition élémentaire de l’échantillon
et dose la plus grande partie des éléments du
tableau périodique (Z>11).
- Elle permet de déterminer les teneurs en éléments
traces contenu dans l’échantillon analysé.
- Couplée à la méthode PIGE (particule
induced ?-ray emission) qui permet de doser les éléments
très légers, l’analyse fournit la composition
élémentaire complète de l’échantillon.
- Enfin, cette technique est totalement non destructive et
ne nécessite aucune préparation de l’échantillon
ni aucun prélèvement.
Les premiers résultats prouvent que, comme toute la
vaisselle en verre de cette époque, les coupelles sont
fabriquées avec un verre sodique. Les filets blancs
ornant les vases sous la lèvre sont composés
du même verre contenant une quantité plus importante
de plomb et d’étain. Un traitement plus approfondi
de ces résultats devraient nous permettre d’améliorer
notre compréhension de ces objets originaux, caractéristiques
d’une période de changements culturels.
CORPUS
DES FONDS DE GOBELETS (GOBELETS, COUPES OU BOLS) A MOTIFS
CRUCIFORMES, Ve-VIIIe SIECLES - Sabine ZELE-RIOU
Ces fonds convexes appartiennent à
la production des récipients apodes en verre travaillés
au soufflage et achevés dans un moule, lorsque la matière
est encore malléable, créant ainsi un décor
sur le fond et au bas de la panse. Le décor de fond
à motif cruciforme peut être trouvé associé
à un décor de côtes sur une partie ou
totalité de la panse.
Il s’agit de recenser cette production particulière,
présente dans les publications anciennes ou récentes,
le mobilier des chantiers de fouilles et les collections des
musées.
Le cadre géographique de cette recherche concerne l’Europe
du Nord-Ouest (de l’Angleterre à la Suisse),
qui présente une certaine unité géographique,
pour la période qui est évoquée pour
dater cette production. Il sera ensuite possible d’établir
une carte de répartition des objets afin de les resituer
sur les territoires.
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(6,88 Mo)
UN GOBELET
« EPICURIEN » INEDIT AU MUSEE DU VERRE DE CHARLEROI
(MILIEU DU Ier S. AP. J.-C.) - Paul FONTAINE et Rina MARGOS
La découverte de ce gobelet soufflé-moulé
(n° inv. 81) dans les réserves du Musée
permet d’ajouter un exemplaire à une série
de verres inscrits d’origine syrienne, identifiée
par Harden en 1935. La restauration de la pièce à
l’IRPA a fourni l’occasion de faire le point sur
l’inscription. On a plus précisément cherché
à argumenter l’interprétation du texte
en s’appuyant sur la philologie, discipline qui peut
aider l’archéologue à reconsidérer
sous un jour nouveau des traductions souvent mécaniquement
reproduites d’une publication à l’autre.
UN ATELIER
MODERNE PRODUISANT DU VERRE SOUFFLE-MOULE DANS LA REGION DE
LA MONTAGNE NOIRE : LE SITE DE CANDESOUBRE, XVIIe SIECLE (FRANCE,
81) - Isabelle COMMANDRE, Catherine HEBRARD et Franck MARTIN
L’atelier de Candesoubre est à
mettre en relation avec l’ensemble des sites verriers
de la Montagne Noire. En effet, il s’agit là
d’une unité de production implantée au
cœur de la forêt durant l’époque moderne
et à l’initiative d’artisans issus de la
petite aristocratie, les « gentilshommes verriers ».
En cela, par son activité, sa situation géographique
et selon la fourchette chronologique dans laquelle il s’inscrit,
Candesoubre rejoint la majorité des autres ateliers
de la région dont les plus anciens auraient été
implantés dès le XVe siècle. Aucun travail
archivistique n’ayant été encore réalisé,
l’apparition, la durée d’activité
et l’abandon de Candesoubre ne peuvent être calés
dans le temps qu’à travers l’étude
du mobilier issu de la fouille, les résidus de production
d’une part et la céramique d’autre part.
Il ressort de l’analyse de ces éléments
que les artisans verriers se seraient fixés à
proximité du ruisseau éponyme de Candesoubre
aux abords du XVIIe siècle.
Le site présente les vestiges de l’atelier mais
aussi de l’habitat qui accueillait les artisans et probablement
aussi leur famille. Cinq unités ont ainsi été
dénombrées et trois d’entre elles ont
fait l’objet de sondages. Au regard des premières
données de terrain, Candesoubre n’a, a priori,
pas connu de profondes modifications de son agencement ni
de sa production, suggérant ainsi une période
d’activité sans heurts économiques notables.
L’ensemble, bâti avec des matériaux locaux,
présente un aspect fruste mais conçu pour une
implantation durable.
La réflexion entamée sur le mobilier de verre
du site de Candesoubre fait état d’une production
de verre soufflé-moulé, qui offre un répertoire
de forme relativement standardisé, faisant toutefois
état de belles factures. À l’issue de
la campagne de 2007, plusieurs ensembles commencent à
se distinguer. C’est donc vraisemblablement durant le
XVIIe s. que les gentilshommes verriers de cette verrerie
tarnaise ont produit un grand nombre de verres à boire,
ainsi que quelques autres objets. Les vestiges qui en témoignent
révèlent une grande qualité de mise en
œuvre des objets ainsi que de la matière première
dans la mesure où les pâtes de verre sont toutes
très proches. À ce stade de l’analyse,
et à partir de l’étude seule de la verrerie,
il reste difficile de percevoir si l’occupation du site
est continue. De nombreux indices dans la stratigraphie comme
dans certains profils de verres à boire ou encore dans
le mobilier céramique laissent à penser que
l’atelier a pu connaître une implantation légèrement
plus ancienne que le XVIIe s.
Cette première approche du site de Candesoubre, sous
la forme de sondages ponctuels, a donc permis d’en saisir
l’organisation générale, le type de production
et de proposer une première estimation de sa période
d’activité. Elle a également permis de
souligner l’exceptionnel état des vestiges et
l’originalité de sa situation où habitat
et lieu de production se juxtaposent. Chacune de ces questions
doit cependant encore faire l’objet d’approfondissement,
afin de proposer des données d’étude fiables,
à mettre en perspective avec les autres sites environnants
durant la campagne de fouilles de l’été
2008.
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( 8,74 Mo)
MOULD-BLOWN
DECORATIVE PATTERNS IN POST MEDIEVAL PORTUGUESE GLASS (16th
– 18th CENTURY) - Manuela FERREIRA et Teresa MEDICI
The technique of decorating glass by mould
blowing has been widely used in Portugal.
Several categories of objects from archaeological excavations
dating between the16th and the 18th century are adorned with
this technique. They include beakers, goblets, cups, bowls,
bottles, jugs.
A selection of mould blown decorated vessels coming from recently
excavated Portuguese archaeological sites is presented including
glass from Praça Miguel Fernandes in Beja, the Monasteiro
de Santa Clara-a-Velha and the University Court at Coimbra
and Praça Luís de Camões in Lisbon.
During the 16th and the 17th centuries, the most common decoration
is obtained using a mould provided with vertical ribs. Other
frequently adopted motifs consist of raised bosses and lozenge
patterns.
Some of the Lisbon finds still continue the late 17th century
tradition whereas many others, such as large ribbed beakers
and bowls imitating metal vessels issued from the Royal Manufacture
founded in 1719, already reflect the 18th century forms and
patterns.
The way the gather is lowered in the mould, and its further
inflation and manipulation to form the finished vessel, can
be the source of a variety of ornamental configurations.
Assorted effects are also produced by blowing different types
of objects using moulds with identical decoration.
LES VERRES
BICONIQUES DECOUVERTS A ARLON, XVIe SIECLE - Denis HENROTAY
LE VERRE SOUFFLE-MOULE A PARTIR DE TROIS LOTS EN CONTEXTE
HOSPITALIER A RENNES, PLACE SAINTE-ANNE (DEBUT XVe - DEBUT
XVIe SIECLE) - Françoise LABAUNE-JEAN
Lors de l’aménagement du métro
rennais, une opération a été menée
en 1998 à l’emplacement de la station Sainte-Anne.
Elle a révélé une forte occupation de
la fin du Moyen Âge, et ce sur une emprise d’environ
1000 mètres carrés situés au cœur
de la ville actuelle. L’interprétation des structures
découvertes a pu être mise en rapport avec l’installation
d’un hôpital fondé en 1340, à l’initiative
de dix confréries ouvrières de Rennes. D’abord
autonome, il est rattaché à partir de 1557 à
l’hôpital Saint-Yves, avant d’être
abandonné à la fin du XVIe siècle. Les
sols n’étant pas conservés, les constructions
excavées ont livré la totalité des lots
de mobilier, permettant d’établir la base d’un
référentiel ciblant des périodes jusqu’alors
peu fréquentes pour la ville. Les trois lots principaux
proviennent respectivement d’une fosse, d’une
cave-latrines et d’un important dépotoir. Si
l’essentiel du vaisselier découvert est en céramique
de production locale et de facture relativement simple et
utilitaire, il est complété par quelques pièces
de verrerie. La succession chronologique des trois ensembles
reflète l’évolution des formes et la place
des pièces en verre moulé au sein du reste du
vaisselier.
Malgré la forte fragmentation, les trois lots de verre
sont suffisamment riches pour permettre d’établir
une petite synthèse sur le verre moderne de la ville.
Ainsi, la première fosse utilisée comme latrines
(durant la première moitié du XVe s.) contient
des éléments de bouteilles, associés
à quelques gobelets à cabochons de type “
Krautstrunke ” et surtout des gobelets nervurés
à fond refoulé. Cette forme perdure dans le
lot issu du dépotoir principal, aux côtés
de verres à boire à piedouche et de flacons
et bouteilles (contexte daté du début du XVIe
s.). Le verre soufflé-moulé voit son épanouissement
au début du XVIIe s. dans le mobilier issu des secondes
latrines fonctionnant avec un presbytère ou une auberge,
avec des verres à boire à pied à mufles
de lion ou en bulbe côtelé, associés à
quelques exemplaires très travaillés «
façon Venise ».
La fouille de ce site a permis de déterminer des structures
bien définies aussi bien sur le terrain que dans les
archives, et complétées par des quantités
importantes de mobilier riche, varié et homogène.
Tous ces facteurs se conjuguent pour que les lots de mobilier
du site de la place Sainte-Anne servent de lots de référence
pour l’établissement d’une première
typologie des objets en usage à Rennes à l’époque
moderne, période jusqu’alors inédite.
Au final, c’est le quotidien d’un hôpital
urbain de la fin du XIVe au début du XVIe siècle
qui est ici mis au jour.
TROIS VASES
CATALANS EN FORME DE GRAPPE TROUVES A BREE, BELGIQUE (XVIIe
S. ?) - Janette LEFRANCQ et Helena WOUTERS
Les vestiges de trois vases identiques en
verre blanc opaque ont été découverts
lors de la fouille d’un puits du couvent des Franciscaines
de Bree (Belgique, prov. de Limbourg). Ces trois pieces, exceptionnelles
par leur forme et la qualité de leur matériau,
ne trouvent de points de comparaison que dans le verre catalan
des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.
Une analyse des composants apporte des précisions quant
à l’étude typologique.
UN GOBELET
DE TYPE LIESEL EN VERRE DOUBLÉ ROUGE GRENAT, FIN XVIIIe
S. - Janette LEFRANCQ et Helena WOUTERS
Ce gobelet, soufflé dans un moule,
présente la particularité d’être
coloré par le doublage, à la surface interne,
d’une couche de verre rouge violacé peu homogène.
Par sa forme, il rappelle les verres à bière
de type Liesel, produits dans le sud de l’Allemagne
depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle mais
l’aspect actuel du matériau pourrait le situer
dans une période plus ancienne.
Une analyse des composants apporte des précisions quant
à son attribution.
USAGE DU
PONTIL OU DU SABOT DANS LA FABRICATION DES BOUTEILLES, DE
L'ANTIQUITE AU XIXe SIECLE - Alain RIOLS et Allain GUILLOT
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le poster
(1,71 Mo)
Rencontres
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